LA MARTYRE se situe à 9 kms au sud-est de LANDERNEAU, sur un Plateau relativement élevé (altitude 191m) bordé au nord et à l’est par l’Elorn.
La commune tire son nom de la mauvaise traduction du breton AR MERZER = le martyr, en l’occurrence Saint Salomon qui fut roi de Bretagne et périt assassiné dans le sanctuaire local à la fin du IX ème siècle.
L’occupation humaine est ancienne (vestiges de l'Âge du Fer). Les Romains ont fréquenté le site de LA MARTYRE, certains précisent qu'ils édifièrent même un camp au nord du bourg actuel. On leur attribue de même l'aménagement du "chemin romain" qui part au sud du bourg.. Quoi qu’il en soit, et c'est sûr, les fondations de l’église datent de cette époque.
Au début du Moyen-Age, LA MARTYRE était une trêve de la paroisse de PLOUDIRY, elle même dépendance de l’abbaye de DAOULAS et enclave de l’ancien comté de Léon dans la Cornouaille. Cette situation a donné à LA MARTYRE un rôle de place militaire.
C'est à cette époque que LA MARTYRE devint le siège d'une foire internationale de grande renommée. Des marchands de tout le royaume de France et de toute l’Europe vinrent y commercer, notamment de la toile, de la joaillerie et des chevaux. Cette activité connut son apogée aux XV ème et XVI ème siècle. Elle perdura au travers des siècles mais périclita.
Le 14 juillet 1843 fut inauguré un hippodrome, le premier du genre dans le Département. Les courses de chevaux attirèrent les foules et contribuèrent à la renommée de LA MARTYRE, cité du cheval. L’attrait des courses s’éteignit peu à peu mais elles ne disparurent qu’en 1972.
De ce passé riche et quelque peu tumultueux, LA MARTYRE conserve un patrimoine architectural remarquable : son enclos paroissial. |